Meublés touristiques : ce que la loi « anti-Airbnb » a vraiment changé
Fiscalité moins avantageuse, DPE exigé, pouvoirs renforcés des mairies… la loi Le Meur rebat les cartes de la location courte durée. Faut-il basculer vers la location classique ?
Adoptée fin 2024, la loi Le Meur visait à réguler la location meublée touristique. Un an et demi plus tard, ses effets se font sentir, y compris dans des villes moyennes comme Nancy où la location courte durée s'était développée autour de l'hypercentre et de la gare.
Une fiscalité nettement moins favorable
L'abattement du régime micro-BIC a été ramené à 30 % pour les meublés touristiques non classés (plafond 15 000 € de recettes) et à 50 % pour les meublés classés. L'âge d'or fiscal de la courte durée est terminé : pour beaucoup de petits propriétaires, le régime réel — ou le retour à la location longue durée — devient plus pertinent.
Le DPE s'invite dans la courte durée
Les nouveaux meublés touristiques soumis à autorisation doivent désormais présenter un DPE décent. L'objectif est clair : éviter que les passoires thermiques interdites à la location classique ne se reportent vers la location touristique. À horizon 2034, tous les meublés touristiques devront être classés au minimum D.
Des mairies armées pour réguler
Les communes peuvent désormais abaisser à 90 jours par an (contre 120) la limite de location des résidences principales, instaurer des quotas de meublés ou délimiter des zones réservées aux résidences principales dans leur PLU. Chaque ville applique sa propre doctrine : renseignez-vous en mairie avant tout projet.
Article d'information générale. Les dispositifs fiscaux et réglementaires évoluent : vérifiez les conditions en vigueur auprès des sources officielles avant toute décision.
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